Trois petits chats, trois petits chats, trois petits chats chats chats …

Traumavertissement - Dans ce texte, je discute de la mort, parfois violente des chats abandonnés.

2011, octobre.

Déménagement en catastrophe dans notre première fermette.

Je suis, en voiture, Martin, Mathieu et mon père qui eux conduit un gros camion devant.

Bye bye la ville, le bruit, le stress …

Bonjour la campagne, les petits oiseaux, les fleurs, les couchers de soleil, les chats morts…

Les chats morts ?!

Étampé, (excusez le graphisme) devant mon nouveau chez moi, un chat, noir, mort.

Mauvais présage me direz vous? Si on se fit aux 10 premières années de notre aventure de campagne, eh oui surement, mais c’était assez pour me faire capoter.

Martin avait pris une pelle, son courage, pis sa ténacité et nous avions ramassé la pauvre bête parce que clairement la voirie “ne se déplacera pas pour ça” (ouin … la campagne 2011, c’était ça, je pourrais vous en dire long, très long, trop long!)

Bref, démunis, on enterre le petit coeur sous un arbre. J’ai le coeur en miettes, je pleure ma vie.

J’adore les chats. Mais genre beaucoup, genre je pourrais être qualifiée de folle aux chats. À l’époque j’en ai 3, Vanille, décédée en 2012, Cassis, décédée en 2017 et Muscade, décédée en 2019.

Bref, on enterre, je passe à un autre appel et un bon matin, quelques jours plus tard, j’entre dans la grange et … poc!

L’objet de mon poc roule …

C’est un chaton … tout aussi décédé.

Je cries, je hurle, je cours dans la maison, encore aujourd’hui, je ne suis pas capable de m’enlever de la tête son petit visage de la mémoire, image affreuse que je ne veux plus voir.

Le soir même, rendez-vous de routine pour mes trois minettes chez les merveilleux (parce qu’ils sont tous merveilleux du technicien de surface jusqu’aux vétérinaires) de chez Hopital Vétérinaire Caouette et Rochon et je me rappelle la conversation comme si c’était hier.

Moi (zéro intense) : Je te jure Martin (pas mon Martin, Martin le véto) je vais perdre connaissance pis peut-être mourir si je retrouve un bébé mort à terre.

Martin (notez qu’il a sûrement dit de quoi de bien plus profond et diplomate que ça mais …) : Ouin … C’est un peu ça ta réalité dans ton coin, les gens veulent pas vraiment se doter d’un vrai SPA

Moi : Mais là on peut tu faire quelque chose?

Martin : Bien si tu réussis à m’en amener, on pourrait les stériliser et les relacher. Ça se fait de plus en plus en milieu rural, ça s’appelle du catch and release.

Je vous épargne tout ce qui s’est passé entre ce jour là et aujourd’hui mais je peux vous dire qu’à ce jour, on a, avec Trois Petits Chats, améliorer la vie de plus de 85 chats. Ils ont tous une histoire et nous les aimons tous beaucoup.

Il existe d’ailleurs plusieurs moyens de soutenir notre projet, en achetant les produits que vous nous offrons sur cette page mais en particulier ceux-ci.

Tu as envie de voir notre ribambelle ? L’album est ici

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